Samedi 8 mai 2010
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18:14
De retour à Arequipa, nous avons retrouvé Julo et Jean-Michel dans notre petit hostal de hippies, The Tourist House, où ils nous attendaient depuis la veille. Chère
Arequipa, sa beauté et ses pigeons!
Juste de le temps de se reposer un peu, et nous voilà à nouveau dans un bus, en direction du mythique Cañon de Colca, à 6 heures de bus de là. Une nuit au village en
adobe de Cabanaconde, et le lendemain dès l'aube, nous arpentions les flancs du cañon, sans doute un des plus profonds du monde.
D'abord, ce magnifique mirador, d'où l'on peut apercevoir le fond du cañon, le rio Colca et l'oasis Sangalle avec ses multiples piscines, pas forcément très naturelles... Puis nous avons
emprunté un chemin qui nous semblait être le sentier de randonnée. Une demie-heure plus tard, acculés à un ravin sur un coteau plus qu' escarpé, nous nous sommes rendus à l'évidence: le sentier
n'était qu'un chemin d'âne et ânes nous étions. Nous avons dû remonter toute la pente, Mickaël couvert de cactus car il avait poussé plus au fond la balade... Enfin, le véritable chemin
montra son nez: large, bien dessiné, immanquable, quoi!
Ce chemin bien pentu nous a mené au bord du rìo, quelques 1500 mètres plus bas. L'eau bien froide n'était pas trop accueillante, mais les milliers de figuiers, les fleurs, les odeurs et le
sourire de Domitila nous ont fait un superbe effet de bienvenue! C'est donc chez cette dernière que nous avons passé la nuit (La Posada de Roy), dans la bourgade de San Juan de
Chuccho, petit paradis de verdure, avocatiers, manguiers et plans de physalis aux fruits mûrs à point!
Les gens de cette région vivent principalement de la récolte des cochenilles, parasites des figuiers de Barbarie, qui un fois écrasés et séchés permettent de fabriquer le carmin pour la teinture
des tissus.
Domitila sous les feux des photographes...
Les cochenilles
Au grand matin, nous avons repris les chemins. Notre but étant d'éviter soigneusement l'oasis et ses hordes de touristes, nous avons poursuivi le sentier coupant le flanc du cañon à
mi-pente. Pause déjeuner à Malata où de jolis cuyes attendent gentiment de devenir plats principaux!
A la nuit tombante, nous avons atteint Llahuar, bourgade dominant le rìo Colca et un de des affluent. Magnifique panorama, malgré un temps pluvieux (propice aux
arcs-en-ciel) et surtout, la récompense de pouvoir plonger son corps courbaturé dans des eaux thermales à 35-40 degrés, la nuit, au bord du ruisseau!
Au petit matin du troisième jour, seuls Mick et moi avons repris la route : un rendez-vous important avec une amie, Laëtitia, à Arica au Chili nous forçait à nous arracher à
ce paradis. Il fallait donc remonter le premier versant du cañon pour regagner Cabanaconde. Une petite promenade de 5 heures sur une pente à 60 pour cent et un dénivelé de 1300
mètres... Une douce rigolade pour des gens aguerris comme nous le sommes!
C'est donc sur les rotules que nous sommes arrivés au village de Cabanaconde (à un moment, nous avons pensé qu'il avait disparu de la surface de la Terre, tellement il se cachait
bien derrière les montagnes!) en pleine procession dominicale de la Virgen del Carmen. Les femmes, qui ne quittent jamais leurs chapeaux traditionnels magnifiquement brodés, avaient
en plus revêtu leurs plus beaux atours.
Et dans l'après-midi, nous avons à nouveau sauté dans un bus...
Puis il y a eu la parenthèse chilienne pour Elodie-toute-seule, et les retrouvailles à Arequipa pour le quatuor du début de ce message. Ensemble, nous sommes allés manger du cochon d'Inde...
Le volcan Misti - Julo, moi et le cochon d'Inde
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